On s’intéresse… à la diversité culturelle au Canada et au Québec
Les colons français
Consultation des documents
Les colons français viennent au Québec, entre 1534 et 1734, pour faire fortune, notamment par le commerce de la fourrure. C’est une période de colonisation et d’exploitation des ressources naturelles. Ce commerce s’est façonné grâce à la collaboration et au bon voisinage avec les trappeurs et les commerçants amérindiens7.
Comme la fourrure exige le maintien du milieu et la coopération des populations locales, cela modifie sensiblement l’idéologie coloniale souvent fondée sur des rapports de domination et de soumission des nations autochtones. Ainsi naît un personnage original, écartelé entre deux cultures d’origine : il est connu sous les noms de commis, coureur des bois ou trappeur. Les hommes de la fourrure ne peuvent assurer le contrôle de la production de fourrure sans entretenir des relations amicales avec les Indiens, relations d’autant plus étroites qu’ils doivent affronter un milieu naturel inconnu8.
Le Régime français couvre une période d’environ 200 ans, et ce, sans aucune politique d’immigration spécifique. Les premiers groupes d’immigrants qui viennent s’installer dans la région de Montréal (nommée Hochelaga au début des années 1600) sont, d’une part, des Français auxquels se mêlent quelques ressortissants allemands, portugais, irlandais et des esclaves noirs.
Faisons une pause pour réfléchir sur l’idée de colonisation et d’autochtone.
- Jacquin, P. Les Indiens blancs : Français et Indiens en Amérique du Nord (XVIe – XVIIe siècles), Saint-Hubert, Libre Expression, 1996, p. 13.
- Jacquin, P. Les Indiens blancs : Français et Indiens en Amérique du Nord (XVIe – XVIIe siècles), Saint-Hubert, Libre Expression, 1996, p. 13.