On immigre… et l’on fait face à une problématique

Va-t-on travailler selon notre qualification?

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Une grande partie des immigrants sont sélectionnés selon leur haut niveau de qualification. Ce critère alimente donc l’attente d’exercer une profession correspondant à ce niveau. Mais que se passe-t-il si leur profil d’emploi n’est pas accessible?

Nous savons que les critères de sélection des immigrants indépendants ont été concentrés sur le plan de la scolarité élevée et de la francophilie. Or, le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles annonce en 2003 qu’une grande partie des nouveaux immigrants au Québec ne trouvent pas de travail dans leur domaine d’études. Le gouvernement s’attend à ce qu’ils soient obligés, par conséquent, d’effectuer un changement de carrière.

Toutefois, nous pouvons penser que le fait de détenir un niveau de scolarité élevé confère à l’immigrant plus de chance de se trouver un emploi, dans son domaine ou non. En revanche, cela ne diminue pas le fait que les immigrants ont un grand espoir de trouver un emploi selon leur domaine de formation et d’expérience, puisqu’ils considèrent qu’ils ont été choisis principalement sur la base de leur scolarité. De plus, à cause des procédures de sélection très strictes, les immigrants prennent pour acquis que le gouvernement est au fait de l’offre et de la demande d’emploi.

Quels types de conflits cela peut-il générer? Si durant les premières années d’établissement, le processus de recherche d’emplois s’éternise pour l’immigrant, cela peut s’avérer une source de frustration progressive. Et si l’on constate que le marché du travail est saturé dans le domaine ou que les employeurs ne sont pas prêts à embaucher une personne immigrante, la frustration et le désespoir peuvent être au rendez-vous.

Regardons les différents enjeux liés à cette question.