On s’intéresse… à la diversité culturelle au Canada et au Québec
Les immigrants français et britanniques
Consultation des documents
Au XIXe siècle, l’immigration est massivement française et britannique; seulement 2 % d’immigrants proviennent d’autres régions du monde.
C’est vers 1820 que survient la première grosse vague d’immigration, les Irlandais. C’est la famine et les épidémies liées à la culture de la pomme de terre, nourriture de base des Irlandais, qui les poussent à émigrer, notamment au Canada. C’est une main-d’œuvre utile pour les grands travaux de l’époque. Ils ont contribué, jusqu’en 1860, à augmenter considérablement la population de Montréal qui devient pour quelque temps majoritairement anglophone.
Les immigrants débarquent à Québec, à Montréal et dans les ports de l’Atlantique. Les traversées maritimes sont pénibles et difficiles, plusieurs arrivent malades au pays. Ceux qui résistent aux épidémies de choléra et de typhus arrivent à la Grosse-Île, en aval de Québec, où ils sont d’abord mis en quarantaine. La Grosse-Île pouvait accueillir annuellement jusqu’à 70 000 immigrants.
D’autre part, le développement de l’Ouest canadien s’est vu particulièrement encouragé grâce à la construction du chemin de fer. L’immigration devient alors une priorité pour le peuplement de l’Ouest. Le gouvernement canadien investit dans une vaste campagne de publicité et l’on assiste à l’ouverture du premier bureau d’immigration à Londres. L’immigration est principalement blanche et unilingue anglaise. Ce profil était considéré comme l’immigrant idéal.